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Scorer le but gagnant en finale de la Coupe Stanley est probablement ce à quoi j’ai le plus rêvé

Nicolas Cantin

Directeur artistique

Salut Nic,

Parle-nous donc un peu de toi.

Quel était ton métier de rêve quand tu étais enfant?

Joueur d’hockey professionnel. Scorer le but gagnant en finale de la Coupe Stanley est probablement ce à quoi j’ai le plus rêvé quand j’étais gamin.

L’industrie du jeu, pourquoi? Explique-nous ton cheminement pour atterrir ici.

Après des études en arts plastiques et en infographie 3D à Québec, j’ai atterri dans l’industrie du jeu a Montréal en 2000. Le tout a débuté chez Microids, compagnie française qui venait d’ouvrir un nouveau studio. J’ai eu la chance d’y travailler sur les deux premiers tomes du jeu d’aventure Syberia. Mon chemin m’a ensuite mené chez Ubisoft pour y travailler sur le premier Assassin’s Creed, projet sur lequel un certain Patrice Désilets était le Directeur Créatif. Après un séjour à Ubisoft Shanghai, j’ai joint Eidos Montréal/Square Enix pour le reboot de Thief. Ensuite, le destin me fit rejoindre Patrice et JF Boivin dans leur folle aventure de partir un nouveau studio avec un ADN montréalais, Panache Jeux Numériques.

Quel est ton rôle actuellement chez Panache?

Directeur artistique, artiste de niveaux, photographe… Avec la petite équipe qu’on a, tout le monde met la main à la pâte.

Quel est ton plus grand défi dans ton métier?

De garder une créativité, une folie artistique, malgré la rigueur que requiert la production d’un jeu vidéo. Je crois qu’on a trouvé un juste milieu chez Panache.

Artistiquement tu peux nous nommer 3 personnes qui t’influencent?

David Lynch, une influence majeure quand j’étais plus jeune, pour ses univers sombre et originaux. Sa liberté créative m’a toujours impressionné et même aujourd’hui, il est encore pertinent.

Banksy, son œuvre est génial. Et le mystère entourant l’identité de l’artiste ajoute un peu d’épices à l’histoire.

Plus prés de chez-nous, Armand Vaillancourt. De voir cet homme continuer à faire de l’art malgré l’âge, des finances de marde et d’être aussi engagé socialement, ça donne envie de continuer de créer, peu importe ce qu’on crée.

Qu’est ce qui t’attire dans les jeux?

Je crois que l’immersion est l’un des éléments qui m’attire le plus dans les jeux. Le fait de pouvoir bâtir une ville en tant que maire, de pouvoir gagner la coupe Stanley comme dans mes rêves d’enfant, d’être un cowboy qui galope sur son cheval en 1900, d’être un singe qui fait des choix et qui deviendra tranquillement un humain, seul les jeux video peuvent parvenir à nous donner ce feeling.

En ce moment tu joues à quoi?

NHL 2018 sur PS4, Forge of Empire sur Ipad et XCOM2 sur PC.

Outre le jeu, qu’est ce qui te branche?

La photographie et la musique. Je fais souvent de la photographie de shows rock, un bon moyen de mélanger les deux.

Si tu pouvais rencontrer n’importe quelles personnalités mortes ou vivantes, qui choisirais-tu? Nommes-en 2 et dis-nous pourquoi.

J’irais bien boire un verre avec Charles Bukowski dans une vieille taverne, comme dans ses livres.
Elvis, parce que c’est Elvis.

Si tu devais écrire une autobiographie aujourd’hui, quel titre lui donnerais-tu?

Fuck it, ship it! Un hommage au coté sombre de l’industrie du jeu :)

Si tu pouvais avoir un super pouvoir, lequel choisirais-tu?

La guérison. Je crois que c’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire que de guérir les gens.



Et pour terminer, en vrac :

Ton plat préféré?

La soupe chinoise aigre-piquante.

Tes endroits préférés à Montréal?

Parc Lafontaine pour les sorties en famille, Noodle Factory dans le quartier chinois pour les dumplings, me promener dans les ruelles du Plateau Mont Royal, les rue St-Laurent et Mont-Royal quand elles sont interdites aux voitures.

Ton fond d’écran?

Un screenshot d’Ancestors de nuit.

Ton moment favori de la semaine au bureau?

Le game review du vendredi ou l’on joue le jeu et regarde nos avancements de la semaine.

Ton équipe de hockey?

Les Nordiques de Québec…

Qui a eu le plus d’influence sur toi professionnellement?

Benoit Sokal, un mentor avec lequel j’ai pu travailler sur les Syberia.

Le meilleur conseil qu’on t’a donné?

Ramasse-toi pas en prison. – Ma tante Louise
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Merci Nic!