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Bref, je suis le couteau suisse de Panache

Marianne Lupien

Productrice au contenu, Communications

Salut Marianne! Parle-nous donc un peu de toi.

Quel était ton métier de rêve quand tu étais enfant?

Artiste peintre, journaliste sportif et avocate lors de ma phase Ally McBeal :)

L’industrie du jeu, pourquoi? Explique-nous ton cheminement pour atterrir chez Panache.

Par pur hasard! Il est important de savoir que je suis la seule employée de Panache qui n’est pas gamer. Linguiste de formation, j’enseignais le français et l’anglais en entreprises pendant ma maîtrise. J’enseignais l’anglais chez EA et le français chez THQ Montréal. C’est comme ça que j’ai découvert le monde du jeu vidéo. Et puis, la vie étant drôlement faite, j’ai abandonné ma maîtrise en grammaire française, tout simplement parce que je n’étais pas assez passionnée par le que conjonctif (mon sujet de mémoire, oui oui!) et que je ne voyais pas d’avenir dans le domaine de la linguistique.

Donc après avoir quitté les bancs d’école, j’ai d’abord été coordonnatrice de la traduction dans une grande corporation, mais je m’ennuyais à mourir! Après 6 semaines à peine, j’ai donné ma démission pour entamer un stage de 3 mois en relations publiques et, finalement, j’ai approché le directeur général de THQ Montréal à qui j’enseignais et lui ai demandé si, par hasard, il n’avait pas une job pour moi. Quelques semaines plus tard, je commençais mon emploi à titre d’adjointe administrative chez THQ, soit une semaine avant l’arrivée de Patrice Désilets dont je n’avais jamais entendu parler! De fil en aiguille, je suis devenue l’adjointe de direction de Patrice pendant la production de 1666 Amsterdam jusqu’à la faillite de THQ.

Donc à partir de ce moment, j’ai travaillé comme adjointe à la direction en publicité, en architecture et même au Club des petits déjeuners, jusqu’à ce que Patrice revienne me chercher, cette fois pour m’offrir un poste en communication chez Panache, une occasion rêvée de me lancer en communication et de grandir avec l’entreprise.

Selon toi, qu’est-ce qui distingue l’industrie du jeu vidéo des autres?

L’industrie du jeu est pleine de gens passionnés et talentueux qui ne se prennent pas trop au sérieux (en général). Notre but est d’avoir du plaisir puisque, au bout du compte, nous créons du divertissement. Donc pour faire un produit le fun, on est mieux d’avoir du fun à le faire!

Un autre aspect qui rend l’industrie du jeu différente des autres, c’est que nous sommes notre propre client. Ce que je veux dire, c’est que la plupart des autres industries travaillent en fonction des demandes des clients et de leurs échéanciers, ce qui laisse moins de place à la créativité. Et, malheureusement, ça fait disparaître la passion chez plusieurs. En parallèle, nous créons notre produit à notre goût et selon nos propres échéanciers.

C’est aussi une industrie en pleine effervescence.

Quel est ton rôle actuellement chez Panache? Et concrètement, ça veut dire quoi?

Productrice au contenu, plus précisément en communication et marketing, soit tout le contenu des médias sociaux, du site web et des campagnes promotionnelles. Je porte aussi le chapeau de office manager, de « maman » du studio et, à l’occasion, d’adjointe de Patrice. Donc en plus de faire de la rédaction et création de contenu, j’achète des gâteaux lors des anniversaires, je passe les commandes de fournitures de bureau, je gère les crises de « Marianne, on n’a pu de café!! », je coordonne les conférences, demandes d’entrevues et voyages de Patrice, j’organise la vie sociale du studio, etc.

Bref, je suis le couteau suisse de Panache :)

Et c’est quoi ton plus grand défi dans ton métier?

Découvrir le vaste monde des jeux vidéo qui ne m’est pas tout à fait familier, mais qui est absolument fascinant!

Qu’est ce qui t’attire ou te fascine dans les jeux?

Euh… Puisque je ne joue pas, je suis surtout fascinée par tout le travail fait sous le capot. Je crois que la plupart des joueurs ne réalisent pas à quel point le développement d’un jeu est complexe.

En ce moment, tu joues à quoi?

Je tricote!

Outre le jeu, qu’est ce qui te branche?

Sortir avec des amis, le vin blanc, le ski alpin, le plein-air, les voyages et apprendre de nouvelles langues juste pour le fun avant de partir en voyage. J’aime bien décortiquer les langues en les apprenant, une particularité de linguiste.

Si tu pouvais rencontrer n’importe quelles personnalités mortes ou vivantes, qui choisirais-tu? Nommes-en 2 et dis-nous pourquoi.

Pas facile comme question, mais je dirais…

Charles Darwin, pour avoir l’occasion de parler avec le père de la théorie de l’évolution et discuter de ses recherches aux îles Galapagos.

Et…

Jane Austen, pour son esprit vif et sa critique sociale de l’époque où les femmes dépendaient du mariage pour obtenir un statut social. Elle a su défier le système et me parait comme une femme que j’aurais aimé avoir comme amie.

Si tu devais écrire une autobiographie aujourd’hui, quel titre lui donnerais-tu?

Marianne, organise-nous ça!

Si tu pouvais avoir un super pouvoir, lequel choisirais-tu?

La téléportation! Pouvoir aller où je veux, quand je veux, sans avoir à me soucier du temps de voyagement ou du prix. Ça serait très utile aussi quand je suis quasi endormie sur le divan et que je veux juste me retrouver dans mon lit le plus rapidement possible.

Et pour terminer, en vrac :

Ton plat préféré?

Bonne question… Ça change beaucoup selon mon mood. Mais les spätzle de mon oncle (ou spätzli comme il dit) sont certainement au haut de la liste!

Tes endroits préférés à Montréal?

Le marché Atwater et le bord du canal de Lachine. Mon quartier de Verdun et le Café Saint-Henri.

Ton fond d’écran?

Le fond bleu de Microsoft… Je suis plate hein!

Ton moment favori de la semaine au bureau?

Quand un courriel banal provoque un fil de courriels les plus délirants les uns que les autres.

Ton plus grand hobby?

Le tricot et… jaser!

Qui a eu le plus d’influence sur toi professionnellement?

Patrice Désilets qui m’a fait comprendre que l’important dans la vie, ce n’était pas la carrière, le salaire et le titre, mais plutôt d’aimer profondément ce qu’on fait et avec qui on le fait.

Le meilleur conseil qu’on t’a donné?

« Tu n’es pas parfaite et ne le seras jamais, car personne n’est parfait, alors arrête d’essayer de l’être. » – Ma psy